Groupe de travail inter-parti sur l’hôpital – GTIH

GENESE DU GTIH ET DE L’INITATIVE 2016 POUR 2 SITES SOINS AIGUS

Le Groupe de Travail Interpartis concernant HNe a été créé en 2007 pour trouver des solutions susceptibles de maintenir un équilibre hospitalier rentre les deux pôles urbains du canton, Il a toujours travaillé dans l’optique d’une solution satisfaisante pour l’ensemble du canton et non de défense égoïste du Haut. Il regroupe des médecins, des médecins-politiciens et des politiciens communaux et cantonaux. Tous les partis représentés au Conseil Général de La Chaux-de-Fonds (PDC, PLR, POP, PS, Verts et UDC) en sont parties prenantes.

 

On naîtra dans le Haut !

En 2007 le Conseil d’Etat avait annoncé une répartition des missions hospitalières entre les 2 villes principales du Canton : « On naîtra dans les Montagnes », titrait l’Impartial, le centre femme –mère- enfant devait être réalisé dans le Haut.

La Maternité sera quand même à Neuchâtel

Peu de temps après une initiative est lancée pour que ce site soit centralisé à Neuchâtel.

Mme G. Ory, conseillère d’Etat, convoque alors des Etats Généraux de la Santé.  Lors de ces assises une proposition émane : répartition des activités entre les 2 sites en concentrant la chirurgie stationnaire dans le Haut. Le projet intitulé « Cohérence » permet un équilibre CdF 2/5e – PRT 3/5

Naissance du GTIH

C’est pour trouver une solution, pour rétablir un déséquilibre en défaveur du Haut du Canton mais dans l’optique d’être bonne pour tout le canton, que le groupe de travail interpartis concernant HNe se met à l’œuvre. Il comprend des membres de tous les partis de La Chaux-de-Fonds, des médecins et des médecins-politiciens qui font le lien. Le GTIH c’est plus de 200 séances et des milliers heures de travail individuelles ou en groupe. Ce travail se poursuit encore aujourd’hui avec le même noyau de membres qu’au départ et une harmonie remarquable due à une excellente connaissance du dossier de tous les protagonistes.

 Plan de l’équilibre largement plébiscité

Le 13 novembre 2013 le projet a été accepté par l’ensemble des Neuchâtelois à 65% pour l’ensemble (55% sur le littoral, 95% dans le Haut). Le peuple a dit oui à une solution qui respectait les promesses faites lors de la création de HNe et qui équilibrait de façon coordonnée les activités hospitalières des 2 sites principaux.

Plan de transition

Ce plan était censé assurer le bon fonctionnement de l’Hôpital Neuchâtelois dans les bâtiments existants pour une bonne dizaine d’années, le temps de mener une réflexion sur l’hôpital de demain : Site unique ?  Maintien de 2 hôpitaux à long terme ?

Refus d’appliquer sans dialogue ou volonté de compromis

Sans aucune analyser sérieuse, sans dialogue visant à trouver un compromis avec ceux qui ont construit le projet et les villes du Haut, HNe et le Conseil d’Etat imposent un projet qui va totalement à l’encontre de la volonté populaire : concentration de la médecine aigue à Pourtalès, construction d’un nouveau bâtiment à vocation de traitement et de rééducation à La Chaux-de-Fonds. Deux projets démesurés et mal situés. On engage au sein de la gouvernance d’HNe des personnes clés qui se sont opposés au projet voté et qui sont partisanes de la centralisation immédiate. La plupart connaissent mal le canton, et n’y habitent pas. Parallèlement HNe investit fortement dans la communication pour imposer ses vues en profitant de la complexité des problèmes soulevés et de la lassitude de la population.

Démantèlement et déséquilibre accru

Petit à petit des décisions sont prises qui vont à l’encontre du plan voté ; au lieu de renforcer la chirurgie à La CdF elle est affaiblie de diverses façons, le déséquilibre entre les 2 sites s’accentue et permet de justifier des fermetures (soins intensifs, blocs opératoires).  C’est la politique du fait accompli, voire de la terre brûlée !

3 variantes pour un site aigu à Neuchâtel et rien d’autre

Le Conseil met en consultation 3 variantes qui ont toutes en commun de fixer le site unique de soins aigus à Neuchâtel. Toutes les solutions préconisant le maintien de 2 sites assurant les soins aigus de base, comme la loi le prévoit, sont écartées. Sans surprise, les experts n’ayant pas d’autres choix à proposer, l’analyse conclut qu’il faut concentrer les soins aigus à Neuchâtel et ne plus exploiter le bâtiment occupé par l’Hôpital de La Chaux-de-Fonds, pourtant tout récemment partiellement rénové.

Séduire les chaux-de-fonniers avec un CTR

On fait miroiter aux Chaux-de-Fonniers un centre unique et performant de réadaptation (CTR) à La Chaux-de-Fonds. Ce n’est pas un hôpital au sens où la population l’entend (Le Noirmont n’est pas un « hôpital » !). Ce sont bien moins d’emplois qu’un centre des soins aigus, un personnel médical plus difficile à recruter, sans attrait pour de futurs généralistes potentiels pour la région et ne peut en aucun servir d’assise à un centre d’urgence qui y serait associé parce que les médecins cadres ne sont pas aguerris aux problèmes auxquels un accueil d’urgence 24h/24 est confronté

Alternative dans l’esprit du vote de 2013, des promesses et de la loi : l’Initiative

Dès lors nous lançons une initiative comme alternative à la centralisation des soins aigus sur Neuchâtel, dans l’esprit de la volonté populaire et notamment de la population du Haut.

Le modèle de 2013 était innovant, il bousculait des habitudes.  Le modèle proposé aujourd’hui est plus simple, il s’inspire de modèles en activité d’hôpitaux tournés vers la modernité, proches de nous, pour des populations équivalentes ou moins importantes.

2 sites complémentaires de soins aigus de base coordonnés

C’est un modèle qui prévoit d’assurer sur deux sites les soins d’urgence et de base des deux agglomérations urbaines : en collaborant et en évitant les doublons inutiles. La médecine spécialisée est l’apanage de centres universitaires.

Le modèle que nous proposons est un modèle qui fait ses preuves : Yverdon, Morges, le futur Rennaz (dont la longue gestation nous montre que construire un hôpital prend du temps), Saint-Imier, Moutier sont des structures adaptées à des populations comparables ou moins importantes. Ce sont des hôpitaux qui ont trouvé leur place dans le contexte de concurrence et d’exigences que l’on impose aujourd’hui aux hôpitaux suisses, ils sont autonomes financièrement

Décembre 2016